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Un livre passionnant qui fait traverser l’histoire du XXe siècle à travers un personnage fascinant… à lire !
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L’Echo Républicain – Chartres, le 26 mars 2010
Le petit monde de Dina Vierny
20.000 figurines d’exception ayant appartenu à Dina Vierny, la muse de Maillol, seront mises aux enchères demain à Chartres. Dès aujourd’hui, on peut admirer cette collection unique à la chapelle Sainte-Foy.
Une vente exceptionnelle aura lieu demain, samedi, à la Galerie de Chartres., rue Collin d’Harleville. Exceptionnelle, le mot n’est pas trop fort, d’une part parce qu’elle entre dans le cadre des 40 ans de la Galerie, mais surtout parce que 20.000 pièces d’une collection unique ayant appartenu à Dina Vierny vont être dispersées. Dina Vierny, tous les amateurs d’art connaissent.
Disparue l’an passé, elle restera dans les mémoires comme la muse, le modèle d’artistes comme Maillol ou Matisse (lire par ailleurs), une galeriste qui fit connaître nombre de peintres russes, et celle qui créa à Paris la fondation Maillol, rue de Grenelle. Cette petite femme « de caractère » pour reprendre l’expression de Jean-Pierre Lelièvre, le Commissaire-priseur chartrain, était une familière de la galerie de Chartres. Elle possédait une résidence non loin de là, près de Saint-Lucien, en limite des Yvelines, et se passionnait pour les poupées de collection qui ont fait la réputation de la salle des ventes chartraine. «Depuis le début des années 80, elle venait trois ou quatre fois par an» témoigne Jean-Pierre Lelièvre qui a ainsi bien connu Dina Vierny.
De sa collection de poupées, elle disait justement: «J’ai réuni une collection qu’on jugeait la plus belle du monde, avec des objets d’une rareté extraordinaire, mais surtout, d’une très grande beauté artistique. Les Rembrandt et les Renoir des poupées! Et j’ai dû, la mort dans l’âme, disperser cette collection. Plus de mille poupées!». Une dispersion qui lui a permis en fait, au milieu des années 90, de faire face aux difficultés financières rencontrées alors par la fondation Maillol. Dina Vierny, comme le raconte Jean-Pierre Lelièvre collectionnait aussi les vitraux, les trompes l’oeil, les autographes, et puis il y avait son jardin secret : ses « infiniments petits ». Il s’agit de ces 20.000 pièces à saisir samedi, et qui ont été confiées à Jean-Pierre Le-lièvre par les deux fils de Dina Vierny, en charge aujourd’hui de la fondation Maillol.
«Chez maxim’s»: clou de la collection
A propos de ses «infiniments petits», elle confiait d’ailleurs à l’un de ses biographes: «J’ai conservé les tout petits sujets avec lesquels j’ai commencé. Parce qu’il y a un commencement à tout, vous savez. On n’entre pas directement dans la collection, on y entre par toutes sortes d’accidents, j’ai toute une ville de poupées encore». Dans l’appartement qu’occupait Dina Vierny au dessus du musée Maillol, Jean-Pierre Lelièvre et son fils Arnaud ont fait une découverte saisissante. «Elle a donné vie à des scènes fascinantes en disposant ces milliers d’accessoires dans des placards spécialement aménagés sous la charpente, dans les murs, ou sur les étagères de fortune qui ont fini par envahir son univers intime», souligne le Commissaire-priseur.
Chacun des ensembles que l’on peut admirer ce vendredi à la Chapelle Sainte-Foy, avant la vente de demain, évoque une période de sa vie. La menuiserie miniature était sans doute celle de son oncle à Odessa. La cuisine rappelle celle d’Aristide Maillol à Banyuls. Sa plus exceptionnelle création, «Chez Maxim’s», avec les salons, les cuisines, l’arrivée des attelages, rappelle son goût de la vie. «Chez Maxim’s pourrait être adjugé entre 6.000 et 8.000 euros» avance Jean-Pierre Lelièvre, qui révèle la présence d’acheteurs potentiels américains, allemands ou néerlandais. Pour les collectionneurs, Chartres sera sans conteste ce samedi la capitale des enchères.
Philipe Cavart
Le reportage commence à 13’58 et s’achève à 14’01.
Plus que 5 jours avant l’exposition et 6 jours avant la vente.
L’exposition aura lieu vendredi 26 mars de 11h à 22h et la vente débutera samedi à 10h.
Vous pouvez également consulter le catalogue en cliquant sur l’image si dessous
Signature : Françoise de Perthuis – 17 février 2010

Me Jean-Pierre Lelièvre, qui dispersera à Chartres la collection de meubles et objets miniatures réunie par Dina Vierny.
Souvent ignorées du grand public (90% des français n’ont jamais acheté aux enchères), les salles de ventes sont une extraordinaire source de loisirs culturels, des lieux pleins de poésie, une foire aux illusions mais aussi la bourse inexorable où les valeurs artistiques connaissent l’heure de vérité. On y vend au plus offrant le même jour un Picasso à plusieurs millions, un bureau à 500€, du design terriblement fashion, un morceau de la tour Eiffel, voire un ordinateur dernier cri.
Pour attirer de nouveaux amateurs, Le Symev (Syndicat national des maisons de vente volontaires) organise dans toute la France un « Week-end au Marteau ». Il se déroule cette années le 27 et 28 mars. Deux jours durant, néophytes, collectionneurs ou simples curieux pourront partir à la chasse parmi des milliers de lots. Car tout s’achète dans les ventes depuis les biens de consommation courante jusqu’aux objets les plus précieux et la découverte de trésors, alimentée par des histoires qui ne sont pas toutes fausses, n’est pas un vain mot. Il n’y a pas si longtemps, une dame a découvert dans un panier de vaisselle, un précieux plat persan du XVe siècle.
Un spectacle vivant
Si tout s’achète, tout se vend aussi. Caves et greniers recèlent parfois des richesses laissées à l’abandon. Tout récemment, on a retrouvé neuf photos de Gustave Le Gray qui avaient suivi une famille dans tous ses déménagements pendant cent trente ans. Un beau jour, un des héritiers a voulu en avoir le cœur net. La concurrence a joué à plein. Résultat ? 1 054 090€ pour l’ensemble. Présentées à un brocanteur, combien ces images auraient-elles fait ? Pousser la porte d’une maison de ventes est une démarche simple. Le spectacle est fascinant, vivant et varié. On peut toucher, caresser une sculpture, retourner un meuble, prendre un objet en mains. Qu’est ce que c’est ? Qu’est ce que ça vaut ? Les commissaires-priseurs et leurs assistants vous l’expliqueront. Souvent pleins de leur sujet, ils ne demandent qu’à partager leur science et leur enthousiasme avec les débutants.
Tenir le marteau
Au cours de ce « Week-end au Marteau », ils offrent des journées d’expertise gratuites et même des séances de coaching. Bref, la marche à suivre est incluse dans le programme. Ce dernier est très attractif. Les « auctioneers » ont fait preuve d’imagination et plusieurs dispersions offrent des opportunités qui ne se représenteront pas de sitôt. A Drouot, par exemple, la collection Haute Couture du printemps 1987 crée par Christian Lacroix pour Patou et une collection sur le golf. A Chartres, la collection de poupées et objets miniatures de Dina Vierny, le modèle de Maillol, à Villefranche-sur-Saône, « Creator’s Story » attend les artistes en herbe invités à mettre aux enchères leurs réalisations. Enfin, « last but not least », Christie’s simulera une vente et invitera petits et grands à tenir le marteau !
Curiosité du mobilier de poupée de la Maison Anglaise.
Un poële en faïence polychrome à décor rocaille et de scènes animées avec filets or. Cheminée en laiton. Marqué d’une fleur de lys orange. XIXe siècle, dans le goût du XVIIIe siècle.
Un objet de qualité au charme exceptionnel !